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BLANDINE : MAMAN SOLO PAR CHOIX

Dernière mise à jour : 18 janv.

Mon désir d’enfant a toujours été présent. J’ai toujours voulu être maman, même si je n’imaginais pas devenir maman solo un jour. J’avais en tête un schéma plutôt "tradi" (papa, maman, bébé) et puis la vie en a décidé autrement.


Vers l’âge de 25 ans, je me suis rendue compte que je n’étais pas faite pour vivre en couple. J’aimais trop ma solitude, je ne me voyais pas choisir un amoureux pour vivre avec lui toute une vie. Ça ne me ressemblait pas, j’étais bien comme ça.

Quand j’ai eu 28 ans, j’ai lu un roman dans lequel une femme se rendait compte que son horloge biologique tournait et qu’il lui restait peu de temps pour devenir mère. Elle devait choisir comment devenir maman et parmi toutes les solutions il y avait la maternité solo.

Ce roman m’a rappelé mon propre désir de maternité et j’ai commencé à faire des recherches.

Dans un premier temps je me suis intéressée à la coparentalité, car je n’envisageais pas d’avoir un enfant sans papa. Après réflexion, l’idée d’une relation avec un homme, uniquement axée sur la parentalité, ne me correspondait pas.  Je me suis alors renseignée sur les pays qui proposaient la PMA avec donneur anonyme pour les femmes seules : L’Espagne et son soleil me faisaient rêver, mon choix était fait !


J’ai réalisé qu’il y avait de nombreuses cliniques sur le sol espagnol : je n’avais que l’embarras du choix. J’ai regardé la proximité géographique parce que c’était important pour moi de simplifier mes déplacements. J’ai également vérifié les tarifs car en fonction des établissements, on peut trouver des prix vraiment très différents. J’ai lu les avis des patients et j’ai pris contact avec différentes cliniques.


Girexx a été la grande gagnante. D’abord pour sa réactivité : j’ai eu un retour très rapide. Ensuite pour la langue : la coordinatrice parlait parfaitement le français, le premier contact était très rassurant, très clair. Quand on débarque dans la PMA, c’est bien de savoir qu’on a en face de soi une personne qui maîtrise le français et nous donne des réponses claires.


Une autre étape a été de voir avec ma banque si je pouvais faire un prêt pour financer ma PMA. J’ai également contacté ma famille pour leur annoncer mon choix de devenir mère avec une PMA. Mes parents n’ont pas été très surpris et ils m’ont soutenu même s’ils trouvaient que j’étais encore jeune. Avec d’autres personnes de mon entourage ça a été plus compliqué. Il y a encore des gens qui pensent que pour avoir un enfant il faut un papa et une maman. J’ai l’impression que la maternité solo est quelquefois difficilement acceptée.

Je souhaitais devenir une maman solo par choix car c’était la solution qui me correspondait le mieux. Les gens ont quelquefois du mal à le comprendre, certains parlent d‘égoïsme : ce à quoi je réponds « que l’on soit seul ou à deux, faire un enfant dépend toujours d’un choix personnel, c’est toujours égoïste ».


J'ai décidé de lancer ma première IAD fin juillet. Après mon insémination, je suis partie en vacances, j’étais bien entourée. J’espérais que ça fonctionne du premier coup même si je me disais que ça pouvait ne fonctionner qu’à la deuxième tentative.  J’essayais de ne pas trop y penser. Je cherchai à ressentir les symptômes. J’ai cru à un positif car j’avais un retard de règles. Puis elles sont arrivées avant de pouvoir faire la prise de sang. J’étais dépitée mais pas surprise.

J’ai laissé passer un cycle avant de faire une deuxième tentative. Je suis repartie en octobre et mes règles sont arrivées avec un peu d’avance…je l’ai très mal vécu car j’y croyais fort. J’ai même demandé à la clinique si je devais changer de protocole. Ma coordinatrice m’a rassuré en me disant que j’étais jeune et qu’il fallait garder espoir, que je prenne le temps d’accepter cet échec et que je pourrai me lancer dans une troisième tentative quand je serai prête.

Le troisième essai a eu lieu fin février. Mon corps n’a pas réagi au traitement, mes follicules n’évoluaient pas et la clinique ma annoncé que je devais arrêter le traitement. Une semaine après, le confinement commençait…


Le contexte sanitaire a fait que j’ai finalement attendu un an pour faire une autre tentative. C’était début février et mes règles sont arrivées le 14 ! À ce moment-là, je me sentais très abattue, je me suis demandé si je serai maman un jour. Après quelques semaines, j’ai trouvé un gynécologue qui travaillait avec une banque de sperme au Danemark. J’ai fait deux nouveaux essais qui se sont tous les deux soldés par un résultat négatif. Ces échecs étaient difficiles à vivre, il me restait peu de budget pour mon parcours PMA.

J’avais commencé un suivi psy qui me permettait de cheminer sur mon projet de parentalité. En parlant avec mon thérapeute, je me suis rendue compte que le plus important pour moi n’était pas de transmettre mes gènes mais de porter mon enfant. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à penser à l’accueil d’embryons.

Après un cheminement intérieur de quelques mois, j’ai recontacté la clinique en août 2021. J’étais inscrite sur la liste d’attente pour adopter des embryons. Et trois semaines plus tard, on m’en a attribué un : j’étais ravie !

J’ai fait le transfert le 11 novembre et je suis tombée enceinte. J’étais très heureuse ! Malheureusement j’ai fait une fausse couche à 10 semaines d'aménorrhée. C’était la descente aux enfers, ça a été très difficile à vivre. J’ai fini par me relever, même si cet enfant fera toujours partie de mon histoire.

J’ai refait une tentative en mai 2022 qui s’est soldée par un négatif. J’étais arrivée au bout de mon aventure : physiquement, émotionnellement, financièrement… Je me suis dit que la prochaine tentative serait la dernière. C’est en octobre que je suis repartie pour l’ultime transfert de deux embryons. Par chance, un embryon s’est accroché ! Malgrès le stress et la peur de la fausse couche, ce petit être s’est accroché et j’ai vécu une belle grossesse.


Ma fille a pointé le bout de son nez en juin, c’était un moment magique !

Nous sommes restées une semaine à l’hôpital et ensuite nous sommes rentrées à la maison. On a vécu avec mes parents pendant deux mois. J’ai eu tout le temps de m’occuper d’elle et de me remettre de mon accouchement difficile. Ça m’a aussi permis de ne pas gérer la logistique et de pouvoir me reposer, c’était une parenthèse très chouette. Les premiers mois de postpartum étaient vraiment géniaux. Quand nous sommes rentrées à la maison, il a fallu trouver nos marques. Quand on est jeune maman il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. J’ai rejoint un groupe de mamans qui ont eu un bébé dans la même période, et elles m’ont toutes rassurée en me disant qu’elles aussi demandaient à leurs proches de les soulager de temps en temps, ne serait-ce que pour faire une bonne sieste après une nuit difficile.

Aujourd’hui, tout se passe très bien, la maison est souvent en désordre, je ne prends pas une douche tous les soirs, mais je passe du temps de qualité avec ma fille. Parfois je m’oublie un peu, mais la vie de famille est relativement facile car je connais ma fille. Les bébés ont besoin d’attention, d’amour, de nourriture, le reste n’est pas important. Ce qui est difficile pour moi, c’est quand elle ne fait pas ses nuits … C’est pour ça que c’est important d’avoir des amis et proches prêts à prendre le relais pendant quelques heures pour pouvoir récupérer.

Quand elle me sourit, même après une nuit difficile j’oublie tout !


Blandine anime un compte Instagram sur lequel elle partage sa vie quotidienne de maman solo. Son compte raconte son parcours PMA, l'arrivée de sa petite Ezia et leur vie de famille.

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