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DPI et PMA : une option positive pour la FIV


DPI et PMA : une option positive pour la FIV

Le Diagnostic Pré-implantatoire des Aneuploïdies (DPI), aussi appelé PGT-A (Preimplantation Genetic Testing for Aneuploidies), est une technique utilisée au cours d’un traitement de fécondation in vitro (FIV). L’objectif est de tester les embryons avant leur transfert pour rechercher d’éventuelles anomalies du nombre de chromosomes (aneuploïdies), c’est-à-dire des anomalies qui sont une cause fréquente d’échec d’implantation ou de fausses couches.


Comment cela fonctionne-t-il ?

Après fécondation in vitro et développement jusqu’au stade blastocyste, un embryologiste prélève quelques cellules de l’embryon.


Ces cellules sont analysées génétiquement via des technologies avancées (NGS, etc.).


Le but est d’identifier les embryons euploïdes (normaux) à privilégier pour le transfert, en évitant ceux porteurs d’aneuploïdies. Ce processus n’améliore pas la qualité des embryons, mais aide à optimiser le choix des embryons à transférer dans certaines situations cliniques.


Pourquoi cela compte pour les patients ?

Le DPI peut être un outil précieux dans certains cas (âge maternel avancé, historique de fausses couches ou d’échecs répétés, faible nombre d’embryons). En Espagne, l’accès à ce test permet à votre équipe de :

  • mieux personnaliser le suivi embryonnaire,

  • potentiellement réduire le nombre de cycles nécessaires,

  • orienter les patients vers un plan de traitement plus informé.


DPI : statut en France

En France, le DPI est très strictement encadré par la loi de bioéthique. Selon le Code de la santé publique et les recommandations en vigueur :

  • Le DPI (incluant toutes ses formes) n’est autorisé qu’à titre exceptionnel et uniquement lorsqu’il existe une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique grave et incurable, déjà identifiée chez un parent.

  • Le DPI n’est pas autorisé comme examen routinier pour la détection d’aneuploïdies dans le but d’optimiser les chances de succès d’une FIV. Il n’est donc pas disponible de façon standard dans la pratique clinique française.


👉 En pratique, cela signifie que les patients en France ne peuvent généralement pas accéder au DPI, même dans des situations de FIV difficiles (âge maternel avancé, échecs répétés, etc.). Cette restriction conduit certains couples à envisager des parcours de soin à l’étranger pour bénéficier de ces techniques.


DPI en Espagne : un cadre plus permissif

En Espagne, la législation sur la reproduction médicalement assistée (loi 14/2006) est reconnue pour être plus ouverte et flexible comparée à la France.

Ce qui est autorisé :

  • Le diagnostic génétique préimplantatoire, y compris le DPI, peut être réalisé lorsqu’il y a indication médicale sérieuse : anomalies chromosomiques, risques de fausses couches récurrentes, implantation difficile, âge maternel avancé…

  • Le DPI est utilisé dans les pratiques cliniques pour optimiser les chances de réussite en sélectionnant les embryons euploïdes, en accord avec les recommandations médicales.


👉Cette conjoncture fait de l’Espagne une destination privilégiée pour les patients internationaux, en particulier ceux venant de la France où l’accès au DPI-A est limité ou interdit, comme la France.


Comparatif entre la France et Espagne

Aspect

France

Espagne

Autorisation du DPI pour aneuploïdies

Non autorisé actuellement pour usage standard

Autorisé dans le cadre médical

Critères d’accès

Très restrictifs : maladie génétique grave seulement

Autorisé pour les patients en PMA

Utilisation en clinique

Limité aux cas exceptionnels

Utilisé couramment

Possibilité pour patients étrangers

Non

Oui, pour les patients internationaux


Chaque situation reste unique, et la décision de recourir au DPI doit toujours être prise après conseil personnalisé avec votre spécialiste en fertilité et/ou un généticien.


Pour tout conseil personnalisé, demandez un rdv visio avec notre équipe.

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