Témoignage d'une insuffisance ovarienne précoce
- mylène BASTIDE LOPEZ

- 24 janv.
- 3 min de lecture

Nous avons aujourd’hui 32 et 35 ans. Je m’appelle Pauline et mon mari Adrien. Nous vivons à Cahors, dans le Lot. Comme beaucoup de couples, nous pensions que faire un bébé serait simple, naturel, évident.
J'arrête la pilule en 2020. Les mois passent, puis l’année entière… sans grossesse. Au début, on se dit qu’il faut être patient. Puis l’inquiétude s’installe. J’ai 29 ans à peine quand mon gynécologue me propose de faire un bilan complet de fertilité. Les résultats tombent : insuffisance ovarienne précoce. Un mot brutal. Un diagnostic que l’on n’imagine jamais entendre si jeune. Nous sommes alors orientés vers un centre de PMA à Toulouse. Les rendez-vous, les examens, l’espoir à chaque nouveau protocole… et la réalité. Trois tentatives de FIV.
Avec l’insuffisance ovarienne , nous découvrons une réalité très difficile à accepter : même quand un protocole de FIV est lancé, il n’aboutit pas forcément à un transfert. À chaque stimulation, je produisais très peu d’ovocytes, parfois un seul, parfois aucun. Peu d’ovocytes signifie peu d’embryons, et souvent des embryons qui ne se développent pas jusqu’au stade permettant un transfert.
Nous avons compris que ce n’était pas un échec de plus, ni un problème de volonté ou d’engagement, mais une limite biologique. Faire une FIV ne veut pas dire avoir un embryon à transférer. Et pour nous, c’est ce qui rendait chaque tentative encore plus éprouvante, car l’espoir s’arrêtait parfois avant même le transfert.
Trois traitements éprouvants qui donnent lieu à un seul transfert embryonnaire, sans grossesse...
Chaque échec est plus difficile que le précédent. Nous avons l’impression de courir contre le temps, contre mon corps, contre un système médical qui avance trop lentement pour nous. L’attente, les délais, l’incertitude permanente… tout devient pesant.
C'est la période où notre gynécologue nous parle du don d’ovocytes.
Un choc, encore. Il nous faut faire le deuil du lien génétique, accepter une autre manière de devenir parents.
On part en vacances, on parle, on dort peu, on réfléchi beaucoup trop évidemment.
Et on se dit OK, le plus important pour nous est de fonder notre famille.
En France, les délais d’attente sont très longs. Nous ne nous sentons plus capables d’attendre encore des mois. Alors nous commençons à nous renseigner sur l’Espagne. Nous voulons une clinique sérieuse, humaine. Et surtout, être accompagnés.
C’est comme ça que nous avons rencontré l’équipe Girexx à Toulouse. Dès le premier rendez-vous, nous nous sommes sentis écoutés, compris, respectés. Tout était clair :
des explications précises en français (ni Adrien, ni moi ne parlons espagnol), pas d'attente pour les traitements, et aussi une vraie disponibilité humaine.
Comparé à notre parcours en France, la différence est immense. Nous ne sommes plus un dossier, mais un couple avec une histoire.
Le premier transfert en FIV DO ne fonctionne pas. Une nouvelle déception, évidemment. Mais cette fois, nous ne sommes pas abandonnés. L’équipe est là, présente, encourageante. On nous aide à repartir, à y croire encore.
Le deuxième transfert a lieu alors que nous sommes en plein travaux dans notre nouvelle maison. Des cartons partout, de la poussière, de la fatigue… et puis ce test de grossesse : Positif !
On n’ose pas y croire, c'est totalement surréaliste ! Quelle joie, quelle angoisse que ce soit un faux positif aussi.
Jusqu'à l’échographie. Et là, comment vous dire : une surprise que l'on n'a pas même imaginé : deux battements de cœur. Des jumeaux !
Un moment irréel. Après tant d’années de doutes, d’attente et de larmes, la vie nous offre plus que ce que nous avons osé espérer.
Aujourd’hui, nous savons que notre chemin est aussi celui de beaucoup d'autres couples. Devenir parents, c’est avant tout une histoire d’amour, de courage et de persévérance.
Grâce à la FIV DO et à l’accompagnement de Girexx, notre rêve est devenu réalité.
Gardez l'espoir tout arrive, même lorsque l'on n'y croit plus !



Commentaires